Le site du CAIRN : Collectif POUR des Alternatives Innovantes à la Rocade Nord de Grenoble


Le maire de Strasbourg dit NON au grand contournement routier

un exemple à suivre...

dimanche 22 février 2009


Roland Ries, sénateur-maire de Strasbourg, et président du GART, et Jacques Bigot, président de la communauté urbaine de Strasbourg, ont pris position contre le bouclage de la rocade de Strasbourg. Roland Ries juge complètement incohérente l’inscription de ce projet dans le "Plan de relance" du Gouvernement. Explications.

Roland Ries est maire de Strasbourg et vice-président Transports de la Communauté urbaine de Strasbourg. Il est aussi le nouveau président du GART (Groupement des Autorités Responsables des Transports) où il succède à Michel Destot, député-maire de Grenoble.

R.Ries réagit au plan de relance du gouvernement qui propose la réalisation de ce contournement routier de Strasbourg, projet qui était bloqué suite à la décision de la communauté urbaine de Strasbourg de ne pas participer à son financement.

Son analyse peut parfaitement se transposer de Strasbourg à Grenoble, en remplaçant Grand contournement ouest par rocade Nord, et A4 par A480...

Rappelons aussi que Strasbourg a mis en application son plan de circulation "en pétales" pour dissuader le transit au centre-ville, depuis la mandature Trautmann-Ries. Peut-on espérer que Michel Destot, président du GART pendant la mandature précédente, s’inspirera des réflexions et des actions de son successeur au GART ?

Extrait de l’édition régionale Libé - Strasbourg du 9/12/2008 libestrasbourg

Le grand contournement ouest de Strasbourg (GCO) ? "Une mauvaise réponse à un vrai problème !" Le maire PS de Strasbourg l’a dit et redit. Il le maintient, quelques jours après les déclarations du Premier ministre François Fillon, qui évoquait le GCO parmi les projets autoroutiers possiblement "débloqués" grâce au plan de relance économique par les investissements décidé par l’Etat.

L’infrastructure, dont la déclaration d’utilité publique fait l’objet de recours devant le Conseil d’Etat, est censée faciliter le transit nord-sud à hauteur de Strasbourg, pour éviter les engorgements dans la traversée de la ville sur l’autoroute A4. C’est là que le bât blesse selon le maire de Strasbourg. "Le problème n’est pas le transit, ce sont les entrées et sorties de Strasbourg", affirme Roland Ries.

"Un grand contournement ouest, ce n’est pas la solution pour donner de la fluidité à Strasbourg", renchérit Jacques Bigot, président PS de la communauté urbaine. Roland Ries poursuit sur une thématique plus environnementale : "On est à l’envers du développement durable. Il n’est pas raisonnable de répondre aux enjeux d’aujourd’hui avec des réponses d’il y a 25 ans. Inventons autre chose, il faut trouver une manière de se déplacer en dehors de la bagnole !" "Le tram-train, le tunnel sous la gare (qui permettrait de relier les voies SNCF à celles du tramway urbain, ndlr), auraient pu aussi figurer dans le plan de relance", fait remarquer Jacques Bigot.

Roland Ries pose également une interrogation de fond : "Il était prévu que le GCO soit mis en concession. Dans ces conditions, je ne comprends pas le sens de son inscription dans le plan de relance. Est-ce que l’Etat va injecter de l’argent dans ce projet ? Est-ce qu’il s’agit d’une garantie des risques pour le concessionnaire ? Est-ce qu’on sort du schéma de concession ? Je ne sais pas de quoi il s’agit et c’est très inquiétant. On attend des explications et une clarification".

Pour le collectif "GCO Non merci", qui regroupe des élus, des agriculteurs et des associations de défense de l’environnement, "cette annonce, faite dans l’urgence sous prétexte de donner du concret au programme de grands travaux voulu par le Président de la République, est irréfléchie".

"Si, en dépit du bon sens, cette autoroute devait se faire, les travaux ne commenceront pas avant 2011 au mieux, plus probablement 2012. Or, on nous annonce le pic de la crise économique actuelle en 2009, avec des espoirs de reprise dès 2010. Le GCO viendra donc après la bataille. Ne serait-il pas plus cohérent de faire porter l’effort sur des projets à efficacité immédiate, à même de résoudre les problèmes concrets des entreprises et des personnes ?", argumente le collectif dans une lettre à François Fillon.

Les signataires de ce courrier, qui avaient déjà écrit au Premier ministre le 22 septembre, se plaignent de n’avoir toujours pas reçu de réponse à ce jour.

http://libestrasbourg.blogs.liberation.fr/actu/2008/12/a-strasbourg-ri.html


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